Cette infrastructure numérique souveraine vise à renforcer la cybersécurité en Suisse, tout en répondant aux nouveaux défis liés à l'intelligence artificielle (IA). Elle doit aussi permettre de préserver la compétitivité de la Suisse dans le domaine de la numérisation et protéger le pays de potentielles ingérences extérieures.
Plusieurs commissions parlementaires et le Conseil fédéral ont déjà entamé des travaux sur ce dossier. Il y a en particulier le Swiss Government Cloud (SGC), qui prévoit la mise en place d’une nouvelle infrastructure hybride multi-cloud d'ici 2032. Le projet est prévu pour la Confédération, mais aussi les cantons et les communes. Il n'est cependant pas prévu que des services soient fournis au secteur privé.
Il s'agit de disposer d'une plateforme sûre et souveraine pour conserver les données sensibles en Suisse. Lorsque les données sont conservées à l'étranger, "nous perdons la possibilité d'agir de manière autonome", a indiqué Andrey Gerhard (Vert-e-s/FR) au nom de la commission. "Il s'agit aussi de protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures", a poursuivi Isabelle Chappuis (Centre/VD).
Le Conseil fédéral s'est opposé à cette motion. Il estime que les demandes de la motion sont déjà partiellement satisfaites et que les autres travaux en cours répondent déjà aux questions soulevées. Une position également partagée par l'UDC.