La pétition a été déposée par le Parlement des réfugiés de Suisse. Selon lui, les nouveaux critères en vigueur depuis le 1er novembre dernier pour octroyer le statut de protection aux Ukrainiens comportent des risques
Les autorités prennent en effet en considération le dernier domicile en Ukraine et évaluent la dangerosité de l'endroit avant d'octroyer le statut S. Cette pratique découle de la motion déposée par Esther Friedli (UDC/SG).
Depuis, le Secrétariat aux migrations (SEM) évalue pour chaque cas la situation dans les oblasts au moyen d'une liste de critères tels que la destruction des infrastructures civiles, la présence de mines, la distance à la ligne de front, la probabilité d'un changement de la situation. Chaque demande de protection est examinée au cas par cas, a indiqué le SEM dans sa prise de position.
Le Sem suit de près la situation en Ukraine. Il collabore étroitement avec les autorités ukrainiennes pour s'assurer de la situation sécuritaire des oblasts ainsi qu'avec la société civile en Suisse.
La majorité de droite salue la manière dont le SEM a mis en oeuvre la motion. Il n'y a pas lieu de donner suite à la pétition. La gauche a tenté en vain de critiquer cette pratique. Selon elle, la distinction entre régions sûres et dangereuses n'a pas de sens avec les attaques de drones et les tirs de missile. Cela génère en outre un surcroît de travail administratif.