(ats) Les start-ups et les PME du secteur de l'armement doivent pouvoir tester leurs systèmes sur les places d'armes. Le fonctionnement normal de l'armée ne devra toutefois pas être perturbé. Le National a soutenu jeudi, par 128 voix contre 57, une motion de Markus Schnyder (UDC/GL) en ce sens.

Ces entreprises mettent au point des systèmes novateurs tels que des drones et des véhicules terrestres autonomes, qui peuvent servir aussi bien dans le domaine civil que dans la sécurité. L'accès aux places de tir et aux places d'armes suisses est essentiel pour pouvoir tester ces technologies.

Les Pme et les start-ups devront respecter les conditions d'utilisation spécifiques des sites, les normes de sécurité et des normes environnementales strictes. La sécurité de la population et l'environnement y gagneraient et l'on s'assurerait d'un transfert sans accroc entre les usages civils et militaires, a avancé le Glaronais.

Fabian Molina (PS/ZH) a rappelé que le cadre légal autorise déjà une telle utilisation par des entreprises privées. La seule différence, a-t-il souligné, est qu'actuellement cette utilisation est payante, alors que M. Schnyder ne parle pas d'indemnité.

Encourager l'innovation

Dans la foulée, les conseillers nationaux ont refusé par 118 contre 72 une motion d'Isabelle Chappuis (Centre/VD) visant à mettre en place un programme, sous la conduite d'armasuisse, pour promouvoir l'innovation dans le domaine de la sécurité et de la défense.

En Suisse, l'innovation se concentre surtout sur le domaine non militaire. Mais d'autres pays encouragent l'innovation disruptive dans le domaine de la sécurité et de la défense, à l'instar des Etats-Unis avec l'agence DARPA qui a posé les bases d'Internet et du GPS, a précisé Mme Chappuis.

L'objectif de tels programmes d'innovation dans le domaine de la sécurité et de la défense est de provoquer des percées technologiques au moyen d'une stratégie "high risk/high reward". Ils doivent déboucher sur des produits et des services directement applicables, compétitifs, viables sur le marché et évolutifs, selon la Vaudoise.

Un tel programme apporterait des avantages considérables: d'une part, le leadership technologique renforce la souveraineté du pays et, d'autre part, des percées technologiques peuvent exercer un effet dissuasif vis-à-vis de l'extérieur. Seuls le Centre et le PLR ont suivi la motionnaire.