La désinformation, en tant qu'instrument d'influence, a toujours existé. Mais aujourd’hui, les "fake news" foisonnent. Ces méthodes redoutables n'ont plus aucune limite, a critiqué Jacqueline de Quattro (PLR/VD), à l'origine de la motion.
Elles cherchent aussi bien à fragiliser les Etats qu'à saper la confiance des citoyens à l'égard de nos institutions et de nos démocraties, a continué la Vaudoise. Le développement des technologies numériques liées à l'intelligence artificielle a encore amplifié le phénomène. La Suisse n'a pas les outils nécessaires pour lutter contre les campagnes de déstabilisation.
Le Conseil fédéral a dit prendre au sérieux la menace que la désinformation et les activités d’influence dans l'espace d'information représentent pour la Suisse.
Les travaux en cours et les priorités de la Stratégie de politique de sécurité 2025 dotent le gouvernement des bases stratégiques nécessaires. Consacrer une stratégie supplémentaire à la désinformation entraînerait des doublons et retarderait la réalisation des mesures engagées, a indiqué le ministre de la défense Martin Pfister.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.