En 2020, un projet de bâtiment destiné à l'encouragement du sport d'élite de l'armée avait été proposé. Il avait suscité une levée de boucliers d'une partie de la population en raison de la hauteur du bâtiment fixée à 23,8 mètres. Il avait aussi été relevé que la façade, qui devait être en béton, ne respectait ni le règlement communal sur les constructions ni l'esprit du lieu.
La Confédération a depuis revu son projet. Le bâtiment doit mesurer sept mètres de moins et la façade être en bois. L'édifice proposera 140 places. Sa mise en service est prévue pour fin 2030.
Répondant à deux questions de Kilian Baumann (Vert-e-s/BE), le gouvernement a confirmé la nécessité de la nouvelle construction au vu du développement de la promotion du sport de haut niveau au sein de l'armée. La réaffectation de locaux existants a déjà été examinée et mise en oeuvre dans la mesure du possible.
Mais cela ne suffit pas. Le centre national de sport de Macolin ne peut actuellement plus couvrir les besoins de places et doit refuser des sportifs. Alors qu'environ 92'000 nuitées ont été enregistrées en 2024, ce chiffre est passé à environ 100'000 en 2025.
Quelque 30 millions de francs
Quelque 140 militaires sportifs d'élite sont diplômés chaque année, explique le Conseil fédéral. Avec l'augmentation des cours de répétition qui en résulte, les besoins en capacités d'hébergement sont à la hausse. Un bâtiment provisoire propose déjà depuis le début de l'année 90 lits supplémentaires.
Le projet coûte un peu plus de 30 millions de francs, et les coûts d'exploitation s'élèvent à 800'000 francs par an. Le Conseil fédéral rappelle qu'il a demandé ce crédit le mois passé au Parlement dans son message sur les immeubles civils.
La nouvelle construction générera des recettes supplémentaires qui compenseront en partie ces coûts, a ajouté le gouvernement. Et de souligner que le projet est conforme aux exigences de durabilité.