Les autorités françaises ont avancé qu'une telle démarche pouvait être perçue par l'opinion publique comme une forme de résignation face à la violence, a expliqué M. Cassis, répondant à des questions de trois conseillers nationaux. Elles ont trouvé inopportun de définir avant le sommet un mécanisme de répartition des dommages éventuels. La Suisse avait proposé un tel accord à la France, dans le but de répartir les dommages après d'éventuels débordements.
Le Tessinois a encore relevé que les efforts des deux Etats visaient à éviter tout incident autour du sommet qui débute lundi soir. Un dispositif de sécurité à cet effet a été mis en place conjointement par Berne et Paris.
En 2003, un précédent sommet s'était tenu à Evian-les-Bains, en France. Il avait réuni les pays du G8, avec la participation de la Russie. De graves émeutes avaient éclaté à Genève, causant d'importants dégâts matériels.