(ats) Avant le sommet du G7 à Evian, la France n'a pas souhaité signer d'accord avec la Suisse concernant la répartition des coûts en cas d'éventuels débordements. C'est ce qu'a indiqué lundi le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis lors de l'heure des questions au National.

Les autorités françaises ont avancé qu'une telle démarche pouvait être perçue par l'opinion publique comme une forme de résignation face à la violence, a expliqué M. Cassis, répondant à des questions de trois conseillers nationaux. Elles ont trouvé inopportun de définir avant le sommet un mécanisme de répartition des dommages éventuels. La Suisse avait proposé un tel accord à la France, dans le but de répartir les dommages après d'éventuels débordements.

Le Tessinois a encore relevé que les efforts des deux Etats visaient à éviter tout incident autour du sommet qui débute lundi soir. Un dispositif de sécurité à cet effet a été mis en place conjointement par Berne et Paris.

En 2003, un précédent sommet s'était tenu à Evian-les-Bains, en France. Il avait réuni les pays du G8, avec la participation de la Russie. De graves émeutes avaient éclaté à Genève, causant d'importants dégâts matériels.