La Suisse poursuit depuis des années une politique commerciale active. Les négociations relatives aux accords de libre-échange impliquent souvent des concessions dans le domaine agricole. Celui-ci doit adapter sa production à des conditions du marché changeantes pour rester durable et compétitif.
L'agriculture ne doit toutefois pas porter seule les coûts de cette ouverture, a demandé Didier Calame (UDC/NE) au nom de la commission. Les avantages récoltés par certains domaines grâce aux accords ne doivent pas désavantager d'autres secteurs.
La Suisse ne doit pas opposer sa politique commerciale à sa politique agricole, a encore souligné M. Calame, en marge du débat à suivre sur le Mercosur.
Pour la gauche, l'agriculture ne s'impliquerait plus dans la négociation des accords de libre-échange. Elle n'aurait plus d'intérêt à négocier de meilleures conditions pour la branche, a avancé Sophie Michaud-Gigon (Vert-e-s/VD).
Le Conseil fédéral est disposé à renforcer la compétitivité de l’agriculture suisse par des mesures d’accompagnement ciblées en vue de futurs accords de libre-échange. A cet effet, des moyens supplémentaires limités dans le temps seront mis à disposition dans le cadre de la politique agricole actuelle. Une modification d’ordonnance sera en outre préparée d’ici à fin octobre 2027 concernant l’adjudication des contingents d’importation.
Le Conseil des Etats devra se prononcer.