Peu après son entrée en fonction, le président américain Donald Trump a décidé de suspendre toute aide à l'étranger. Il a aussi prévu de démanteler l'Agence américaine pour le développement international (USAID). Cette annonce a mis le monde des organisations internationales en émoi, y compris au sein de la Genève internationale.
L'usaid assurait alors plus de 40% du financement de l'aide humanitaire mondiale, avec un budget annuel de quelque 40 milliards de dollars. Le motionnaire demandait donc que la conférence analyse les répercussions de la réduction massive des fonds de l'USAID sur l'aide humanitaire et sur la coopération au développement. Il s'agissait aussi de coordonner l'assistance aux régions touchées et d'atteindre les objectifs de développement durable de l'ONU.
La suspension de ces fonds a plongé l'aide humanitaire mondiale dans une crise profonde, selon le Zurichois. Elle pourrait entraîner jusqu'à 1,6 million de décès supplémentaires dans le monde.
Pas de nouvelle conférence
Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis a dit partager ces inquiétudes quant aux conséquences de cette crise budgétaire mondiale. Des réformes que la Suisse soutient sont en cours au sein de l'ONU pour amortir les coupes de l'USAID.
La rapportrice de commission Elisabeth Schneider-Schneiter (Centre/BL) a aussi rappelé qu'une coordination s'effectue déjà au sein des organisations internationales et par le biais de canaux bilatéraux. Une conférence supplémentaire n'est donc pas la bonne solution. Elle ne générerait pas automatiquement des moyens additionnels et ne déboucherait pas nécessairement sur des solutions concrètes.