La version orale fait foi
Chères anciennes Présidentes,
Chers anciens Présidents,
Monsieur le conseiller fédéral,
Madame et Messieurs les anciens Chanceliers de la Confédération et secrétaires généraux de l’Assemblée fédérale,
Madame, Monsieur,
Chers amis,
Notre pays traverse actuellement une phase difficile. Depuis plusieurs mois, la situation économique nationale et internationale nous préoccupe particulièrement. À ces difficultés viennent encore s’ajouter les tensions autour du secret bancaire. La Suisse et ses institutions politiques se retrouvent donc face à un défi considérable.
En temps de crise et d’incertitude, l’un des plus grands dangers est de perdre confiance. Il est du devoir des Chambres fédérales de jouer un rôle stabilisateur pour préserver cette confiance. Ne nous laissons pas guider par la polémique et l’activisme. Restons lucides et pondérés, et prenons les décisions les plus à même de servir les intérêts de notre pays.
Les banques ne sont pas les seules à se tourner vers l’État lorsque les temps sont durs : la population aussi attend beaucoup de ses élus, et accorde d’ailleurs un grand intérêt à notre institution, pas seulement pour les débats qui s’y déroulent, mais également pour la beauté du lieu.
J’en veux pour preuve le véritable engouement populaire déclenché par la réouverture, fin novembre 2008, du Palais du Parlement fraîchement rénové. En effet, au-delà des élus, des architectes et des historiens, c’est toute la population suisse qui s’est enthousiasmée devant la splendeur retrouvée de notre Palais.
Lors des deux journées portes ouvertes, plus de 8000 visiteurs se sont pressés aux portes du Palais du Parlement. Certains ont patienté près de quatre heures sur la Terrasse fédérale, bravant la pluie et le froid pour pouvoir contempler leur Palais de l’intérieur, pour voir de leurs propres yeux les lieux où travaillent leurs députés, où les lois sont faites et où les conseillers fédéraux sont élus, ou parfois non réélus ; et peut-être aussi pour jeter un coup d’œil aux fameux lieux d’aisance futuristes ou pour avoir la chance de boire un café dans notre nouveau restaurant.
Et cet engouement est tout sauf éphémère. Les Services du Parlement attendent sur quelque 70 000 visiteurs cette année, soit 10 000 de plus qu’avant la rénovation.
Auch auf der virtuellen Ebene, im welt-weiten-Netz wollen immer mehr Leute wissen welche Geschäfte die Räte behandeln, wer im Jahr 2000 Ständeratspräsident war (Carlo Schmid), was die Finanzkommission entschieden hat oder vielleicht sogar, wie der aktuelle Ständeratspräsident heisst und aussieht…
Die Website des Parlaments wird täglich von 15 bis 20'000 interessierten Personen besucht. Jahr für Jahr rund 5% mehr, eine Wachstumsrate um die uns in diesen Zeiten jeder Wirtschaftsminister beneidet…
Besonderes Interesse erfährt die Direktübertragung der Debatten im Netz: in der laufenden Session verfolgen täglich bis 1000 Nutzerinnen und Nutzer unsere Diskussionen!
Vielleicht haben sie es selbst gesehen; Der Internetauftritt des Parlaments ist seit rund einem Monat generalüberholt worden. Damit wollen wir für die Zukunft gerüstet sein.
Tausende Besucher mehr im Haus, tausende von Besucherinnen mehr im Internet – ich glaube, dass dies nicht nur zufällige Impressionen sind.
Ich glaube, dass sich darin ein wiedererwachtes Interesse der Menschen an der Politik zeigt. Es ist der Wunsch Orientierung zu finden, zu schauen, was das Parlament tut und wie es arbeitet. Es ist der Wunsch Nähe zur Welt der Politik zu suchen, eine Welt die vielen – leider – fremd geworden ist.
Cet intérêt croissant pour la politique n’a rien d’étonnant en ces temps où les perspectives d’avenir ne sont guère réjouissantes et où le doute assaille nos concitoyens et concitoyennes. Mais exercer le pouvoir législatif demande une conviction inébranlable pour trouver le courage d’avancer, sans devenir le prisonnier de ses propres décisions.
Les citoyens de notre pays nous font confiance pour proposer des solutions à leurs préoccupations ; rappelons-nous l’adage de l’abbé Sieyès selon lequel « le pouvoir vient d’en haut et la confiance d’en bas. ». Actuellement, cette confiance est un bien des plus précieux et il convient d’en faire un bon usage.
Vous, Mesdames, Messieurs, par les fonctions que vous avez jouées, par votre fidélité au Parlement, vous êtes les ambassadeurs de cette confiance dans la solidité et la pérennité de nos institutions politiques. Vous accomplissez une mission essentielle qui ne figure dans aucun texte, n’est jamais glorifiée et est rarement reconnue.
Permettez-moi de vous adresser pour cela, au nom du Parlement, mes remerciements et ma reconnaissance les plus sincères.