Les paroles prononcées font foi.
Mesdames et Messieurs, Chers collègues,
Au moment de terminer cette année à la présidence de notre Conseil, j'aimerais vous adresser quelques mots.
Nous avons été confrontés, en tant que membres de ce Conseil, en tant que membres de l'ensemble du Parlement, à une année qui a été aussi riche que complexe, une année qui s'est déroulée dans un environnement parfois difficile, aussi bien sur le plan national qu'international.
Nous avons été confrontés aux conséquences de la crise financière, à la remise en question - en particulier par les Etats - de certains équilibres entre les institutions publiques et les entreprises privées, notamment dans le domaine financier. Nous avons également réagi aux effets que cette crise a eus sur notre économie nationale, notamment sur le développement de l'emploi.
Vous avez fait preuve, dans ce contexte mouvementé, de sang-froid et de maîtrise. Vous avez dû faire face à vos responsabilités en agissant rapidement lorsque cela était nécessaire. Aujourd'hui, alors que la fin de l'année 2009 approche, nous savons déjà que cette année aura été une année de mutations profondes, non seulement pour la Suisse mais aussi pour le monde entier, et aussi une année d'ouverture à de nouveaux défis. J'aimerais revenir sur trois de ces défis.
Le premier concerne nos travaux. Nous avons vu, cette année, que, d'une manière ou d'une autre, certaines limites du parlement de milice sont atteintes. Si nous souhaitons que le Parlement, et en particulier notre conseil, maintienne et développe son influence sur les affaires du pays, il conviendra tôt ou tard d'entreprendre la réflexion concernant le renforcement des Services du Parlement et le renforcement du soutien administratif aux parlementaires.
Le Conseil des Etats est, avec le Conseil national, un des garants du fonctionnement de notre démocratie ainsi que le cercle où sont principalement débattues les questions concernant notre Etat de droit. Dans ces conditions, se remettre quelque peu en cause peut aussi nous aider à nous préparer pour le futur.
Le deuxième défi concerne les institutions dans leur ensemble. Durant cette année à la présidence de notre conseil, j'ai acquis la profonde conviction que nos institutions forment une mécanique non seulement d'une grande simplicité, mais aussi d'une grande finesse et d'une grande richesse.
Cela ne doit pas signifier qu'il est exclu d'y toucher - au contraire, nous devons toujours nous demander si quelque chose peut être amélioré -, mais cela doit nous inciter à une certaine prudence avant de modifier les institutions sans avoir mesuré l'ensemble des conséquences pour les équilibres de notre pays.
Le troisième défi concerne les relations internationales de notre pays. Nous vivons dans un monde qui évolue rapidement et nous ne pouvons nous prévaloir que de nos atouts: la flexibilité, la stabilité des institutions et la recherche constante d'un équilibre qui permette à chaque personne, indépendamment de son origine, de son revenu, de son sexe, de trouver sa place dans la société suisse.
Cette année nous a montré que la situation peut devenir parfois désagréable lorsque nos voisins, souvent aussi pour des raisons de politique intérieure, ne cherchent pas à développer sur tous les points des relations harmonieuses avec la Suisse.
Nous devons, pour remédier à cela, nous donner les moyens d'être actifs dans tous les lieux où les intérêts de notre pays se jouent, et cela vaut en particulier sur le plan international.
Mesdames, Messieurs, chers collègues,
Pour terminer, je voudrais, en notre nom à tous, remercier pour leur concours les Services du Parlement et toutes les unités qui les composent, qui sont d'une très grande efficacité. J'aimerais adresser des remerciements tout particuliers au secrétaire de notre conseil, Monsieur Philippe Schwab, et à toute son équipe.
J'aimerais également remercier les membres du Bureau, qui m'ont apporté un concours très efficace durant toute cette année de présidence - et quand je dis les membres du Bureau, je m'adresse également aux anciens membres. Sous la houlette de ces derniers - je pense à Messieurs Brändli, Büttiker et Bieri -, j'ai pu me former, apprendre cette activité particulière de président de ce conseil. J'aimerais les en remercier ainsi que tous les membres actuels du Bureau.
Enfin, je tiens à vous remercier toutes et tous de votre confiance, de votre appui durant toute cette année. Grâce à votre engagement, nous avons pu mener nos travaux dans une ambiance de grande qualité, conforme à la tradition du Conseil des Etats, et je crois que nous avons toujours su le faire au bénéfice des habitantes et des habitants de notre pays. Merci beaucoup de votre confiance, merci de votre attention. Portez-vous bien! Valete!