Session d’hiver 2008, 1er décembre, allocution du PCN André Bugnon

Méli-mélo
Mesdames et Messieurs, chers collègues parlementaires,

Il est de tradition que le président ou la présidente qui va terminer son mandat dans les minutes qui suivent adresse quelques propos de remerciements et de réflexion sur l’année qu’il a vécue. Je ne faillirai pas à cette coutume et c’est avec plaisir que je m’adresse à vous.

Si je devais donner un titre aux propos qui vont suivre, je les intitulerais «Description d’une année méli-mélo».

Mon Larousse de 1996 donne la définition suivante du méli-mélo: nom masculin. Familier. Mélange confus, désordonné».

Durant 365 jours, soit du 3 décembre de l’année dernière jusqu’à aujourd’hui, j’ai traversé des moments intéressants et d’autres insignifiants, des moments agréables et d’autres pénibles, des moments de bonheur et d’autres de tristesse. J’ai dû souvent composer avec plusieurs sentiments en même temps.
Pour ne pas prendre trop de votre précieux temps, je ne vais pas entrer dans le détail des situations contrastées que j’ai vécues et que vous avez vécues avec moi, pour certaines d’entre elles.

Je me contenterai de relever quelques événements particuliers qui se sont passés depuis que vous m’avez fait l’honneur de me confier cette charge présidentielle, ce dont je tiens encore à vous remercier.
Après l’élection du 3 décembre, il y a eu la magnifique réception du 5 décembre à Saint-Prex où ma famille a été entourée de toute une population heureuse de pouvoir vivre ce moment d’amitié et de fraternité. Il y a eu ensuite les journées des 12 et 13 décembre avec les concerts de tensions liés au renouvellement du Conseil fédéral pour la nouvelle législature. Il y a eu dès mi-décembre l’aggravation de la maladie de ma fille et son décès fin février, juste avant la reprise de nos travaux début mars. Il y a eu encore le drame de la Kander, l’affaire de la démission du chef de l’armée, la maladie de M. Hans-Rudolf Merz et celle de M. Samuel Schmid, ce dernier ayant ensuite démissionné du gouvernement.

A côté de ces moments difficiles, votre président a également partagé des moments de bonheur grâce aux excellentes relations qu’il a entretenues avec l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs des Services du parlement. Je tiens ici à les remercier pour la qualité de leur travail. C’est également au cours de cette année exceptionnelle dans tous les sens du terme que l’équipe des proches collaborateurs du président du Conseil national a été entièrement renouvelée.

Sur le plan des relations diplomatiques, l’occasion m’a été donnée de rencontrer une bonne cinquantaine de représentants de divers pays, des ambassadeurs, mais aussi des présidents de parlements, des ministres, souvent ceux des affaires étrangères, des premiers ministres ainsi que plusieurs chefs d’Etat. J’ai pu ainsi mesurer combien les relations diplomatiques étaient importantes pour entretenir des rapports de qualité avec les divers pays composant cette planète, que ce soit dans le domaine politique ou économique. En discutant avec les représentants de notre gouvernement, dont le président, j’ai pu vérifier le rôle important que les parlementaires ou leurs représentants peuvent jouer dans le domaine des relations internationales. Cette activité diplomatique doit bien sûr se faire en coordination et en bonne intelligence avec les membres du Conseil fédéral concernés.

Sehr geehrte Damen und Herren
Geschätzte Kolleginnen und Kollegen

Ich möchte diesen Präsidentensessel nicht verlassen, ohne Ihnen das Lob über unsere demokratischen Einrichtungen weiterzuleiten, das ich von meinen ausländischen Gesprächspartnern immer wieder geerntet habe. Viele Länder erwarten von uns, dass wir ihnen bei der Umsetzung der Demokratie und in ihrer wirtschaftlichen Entwicklung mit Rat und Tat zur Seite stehen.

Infine dal mio scanno, mentre dirigevo le nostre sedute, ho avuto la possibilità di osservarvi con attenzione, Signore e Signori parlamentari. Ho così potuto misurare la vostra volontà di cercare la migliore soluzione per il nostro Paese e i suoi abitanti, a prescindere dalle nostre lingue e dalle nostre mentalità, dalle nostre idee e dai nostri punti di vista differenti. Questo stato d’animo che permette di trovare la migliore formula, il miglior progetto e la migliore legge possibile grazie alle nostre istituzioni, io l’ho percepito attraverso le vostre dichia¬razioni, anche quando queste divergevano totalmente le une dalle altre.

Ho amato questo spirito svizzero alla ricerca del miglior consenso. Come nel documentario di Jean-Stéphane Bron sulla genesi della legge sull’ingegneria genetica, ci sarà ancora molto «maïs im Bundeshaus» a causa delle alchimie consensuali elvetiche.

Merci de m’avoir fait confiance et merci de votre attention.


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