Les 15 et 16 octobre 2026, le président du Conseil national, Pierre-André Page (UDC, FR), a participé à la Conférence européenne des Présidentes et Présidents de Parlement à Rome. Cette rencontre a réuni les présidentes et présidents des parlements des États membres du Conseil de l’Europe, qui se sont penchés ensemble sur les défis auxquels sont confrontées les démocraties européennes.

La conférence s’est tenue à Rome, cinquante ans après l’édition de 1975, à l’invitation des présidents des deux Chambres italiennes. Elle a été consacrée à trois grands thèmes : la résilience des démocraties face aux menaces hybrides ; l’intelligence artificielle et le marché du travail, ainsi que le renouvellement de l’ordre international fondé sur des règles et le rôle des parlements dans la gestion et la résolution des crises actuelles.

Renforcer le rôle des parle​ments et leur contribution à l’ordre international

Dans son intervention, le président du Conseil national a souligné que les parlements ne pouvaient rester spectateurs face à la remise en cause du droit international et au retour des rapports de force. Il a mis en avant leur rôle pour assurer la légitimité démocratique de la politique extérieure, contrôler la mise en œuvre des décisions internationales et maintenir le dialogue lorsque les relations entre gouvernements deviennent difficiles. Il a également rappelé l’engagement de la Suisse, notamment à travers ses bons offices et la Genève internationale, en faveur d’un multilatéralisme fort et crédible, fondé sur le principe selon lequel, entre les nations, « la règle doit primer sur la force ».

Rencontre bilat​​érale

En marge de la conférence, Pierre-André Page a notamment rencontré le président du Parlement géorgien, Shalva Papuashvili. Cette rencontre a eu lieu en même temps que la visite officielle en Géorgie du chef du Département fédéral des affaires étrangères, Ignazio Cassis, en sa qualité de président de l’OSCE et en relation avec le mandat suisse de représentation des intérêts géorgiens en Russie ainsi que des intérêts russes en Géorgie.

Le président Papuashvili a exprimé sa reconnaissance envers la Suisse pour son rôle de médiation et son soutien à l’intégrité territoriale de la Géorgie. De son côté, le président Page a relevé l’engagement de la coopération suisse en Géorgie, notamment dans le développement d’un système de formation professionnelle duale dans les secteurs de l’agriculture, de l’hôtellerie et de la restauration.

La délégation géorgienne s’est également intéressée à la récente votation populaire sur la neutralité suisse, à ses enjeux et à son résultat. À cet égard, le président du Conseil national a souligné que la population suisse avait réaffirmé son attachement à une neutralité active, exercée dans le respect du droit international et des valeurs défendues par la Suisse.

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