Message de salutation de la présidente de l’Assemblée fédérale Pascale Bruderer Wyss
Es gilt das gesprochene Wort
Madame la Présidente du Conseil des Etats,
Monsieur le Conseiller fédéral,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités cantonales et municipales,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités militaires, Mesdames et Messieurs les représentants de la famille du Général Henri Guisan,
Mesdames et Messieurs les membres du comité d’organisation,
Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes,
Le général Henri Guisan nous a quittés il y a cinquante ans. Les Présidentes des Chambres fédérales sont honorées et reconnaissantes d’être associées à cette cérémonie du souvenir.
Si les années 1939 à 1945 sont bien présentes dans l’esprit des aînés, elles sont déjà lointaines pour les gens d’âge mûr et les plus jeunes d’entre nous. En effet, si l’on montrait aujourd’hui le portait du Général Guisan aux Suissesses et aux Suisses de ma génération, tous le reconnaîtraient pas au premier coup d’œil. Le visage du «Général» est en revanche aussi familier que celui d’un parent pour les octogénaires, nonagénaires ou encore centenaires de ce pays. La génération de la deuxième guerre mondiale n’oubliera jamais la petite moustache grise et soignée, la casquette à visière tressée de lauriers, et le regard bleu de «son général».
La photo officielle du général Guisan – quatrième commandant en chef élu par le Parlement - est longtemps restée accrochée aux murs des cafés et des écoles de notre pays, comme si elle cristallisait la reconnaissance de la Suisse d’avoir été épargnée par le conflit. Ce visage, doté d’une force tranquille, a certainement aidé la population à surmonter le traumatisme causé par les horreurs qui se sont jouées par-delà nos frontières.
Pendant ces temps troublés, le Parlement et le Conseil fédéral ont partagé leur autorité avec le chef de l’armée et la politique étrangère de la Suisse a été marquée par les négociations avec les états-majors des armées des pays voisins.
La réalité qui prédomine, en cette année mémorable de 1939, ce sont des hommes gardant les frontières, loin de chez eux, loin de leur famille. Ce sont des femmes actives dans leur foyer, mais aussi et surtout à l'usine, au bureau, aux champs et sous les drapeaux. Les femmes ont fait tourner l’économie et les rouages de la société suisse. Elles ont développé des ressources et des compétences nouvelles, en particulier dans le domaine des soins et de la logistique, jetant les bases de l’économie de service qui est devenue celle de notre pays.
Cette cérémonie à la mémoire du général Guisan nous invitent à écouter nos Anciens, car les récits de nos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents sont de première main. Ils savent - mieux que personne - évoquer le travail obligatoire à la campagne, les tickets de rationnement, l’accueil des réfugiés civils et militaires ou encore le plan Wahlen.
Meine Damen und Herren, sehr verehrte Gäste,
Die ältesten unter uns waren zwischen 1939 und 1945 Kinder, Jugendliche oder junge Erwachsene. Als noch lebende Zeuge können sie uns den Aktivdienst näher bringen. Sie können uns erzählen, wie es war auf dem Feld, in der Fabrik, in Internierungslagern, in der Flüchtlingshilfe oder Soldatenwäscherei zu arbeiten. Und wir werden feststellen wie enorm die zusätzliche Last war, welche die Frauen zu bewältigen hatten. Der noch wenig erforschte Aspekt „Frauen während der Kriegszeit“ böte jungen Historikerinnen und Historikern ein spannendes Feld für weitere Recherchen.
Jede und jeder von uns, in jedem Alter, trägt Verantwortung für die Wahrnehmung unserer gemeinsamen Geschichte. Der 50. Gedenktag der Beisetzung von General Henri Guisan schlägt nicht nur Brücken zwischen Gegenwart und Vergangenheit, sondern auch zwischen den Generationen. Und das stärkt die Zukunft unseres Landes. Dafür möchte ich den Organisatoren dieser „Journée du souvenir“ ganz herzlich danken.
Oui, le dialogue entre les générations est important pour comprendre notre passé et notre destin commun. Cet anniversaire nous le rappelle et il nous invite à ne pas oublier les paroles du Général, qui étaient basées sur deux valeurs essentielles : l’espoir et le respect. Estimons ces valeurs non seulement en référence au passé mais également en regardant vers l’avenir et face aux nouvelles responsabilités qui nous attendent. C’est peut-être le plus bel hommage que nous puissions rendre aux souvenirs du passé, et également à la mémoire du Général Henri Guisan.
Je vous remercie de votre attention.