Monsieur le Président du Conseil interparlementaire,
Madame la Conseillère fédérale,
Monsieur le Président du Conseil d'État,
Monsieur le Directeur général,
Monsieur le Secrétaire général de l'UIP,
Excellences,
Chères et chers collègues parlementaires,
Mesdames et Messieurs,
J'ai le grand plaisir de vous apporter le salut du Parlement suisse: ici, à Genève, ville suisse au rayonnement international et capitale de la paix.
Mon pays est membre de l'Union interparlementaire depuis 112 ans. C'est Albert Gobat, conseiller national, mais aussi ministre de l'éducation du canton de Berne et prix Nobel de la paix, en 1902, qui est à l'origine de la création du groupe suisse de l'Union interparlementaire en 1891. A son initiative, le Parlement suisse s'est rapidement associé à l'œuvre de l'Anglais Randal Cremer et du Français Frédéric Passy. J'ai commencé mon année présidentielle à Tramelan lors d'une manifestation en décembre dernier pour honorer la mémoire de Gobat. A cette occasion, j'ai signalé le projet de tenue, sous les auspices de l'UIP, d'une conférence entre parlementaires israéliens et palestiniens, projet qui s'est concrétisé au mois de juillet, grâce à l'appui de Mme Calmy-Rey, alors ministre des finances de Genève et aujourd'hui, ministre des affaires étrangères de la Confédération.
Je me réjouis de participer en ce dernier jour de la 46e législature de notre Parlement fédéral, à l'inauguration de vos nouveaux locaux qui sont aptes à faire face à vos besoins grandissants.
Depuis l'an dernier, la Suisse est devenue le 190e membre des Nations Unies. Mon pays occupe enfin dans l'enceinte de l'Assemblée générale, la place qui lui revient naturellement dans le concert des nations, entre la Suède et la Syrie, comme à FUIR Soyez sûrs de l'attachement du Parlement suisse à cette institution dont les buts sont si nobles, notamment la promotion de l'institution parlementaire.
Genève abrita tout près d'ici la Société des Nations. L'esprit de Genève a certainement atteint son apogée lorsque Aristide Briand déclara au moment de l'admission de l'Allemagne à la SDN en 1926 « Arrière les fusils, les mitrailleuses, les canons. Place à la conciliation, à l'arbitrage et à la paix ». Même si ce propos devait être cruellement démenti par le second conflit mondial, il exprime la pensée de toutes celles et ceux qui donnent la priorité au droit international plutôt qu'à l'usage unilatéral de la force et rejoint ainsi l'un des objectifs fondamentaux de notre Union.
Nos Parlements incarnent les «Peuples des Nations Unies» et l'Union interparlementaire qui les réunit presque tous est une robuste centenaire qui fait preuve d'une belle vitalité ! J'ai dit presque tous car l'absence du Congrès des Etats-Unis est infiniment regrettable et appauvrit nos travaux. L'Amérique de Wilson, de Roosevelt, de Kennedy et même de Bush 1er était représentée à l'UIP. Je ne cite que le seul nom de l'ancien sénateur de la Floride, Claude Pepper, qui trouva dans notre organisation une seconde patrie où s'est illustré son idéalisme d'internationaliste. Parlementaires américains, rejoignez-nous et travaillez avec nous à l'édification d'un monde meilleur !
Je souhaite longue vie au nouveau siège de l'UIP et un excellent travail à tous lès collaborateurs et collaboratrices du secrétariat dans ces nouveaux locaux du chemin du Pommier et que vive l'Union interparlementaire, instrument de la promotion de la paix et de la concorde entre les hommes de bonne volonté!