Monsieur le président de la Confédération,
Monsieur le conseiller fédéral,
Monsieur le président du Conseil des Etats,
Mesdames et Messieurs les membres des Chambres fédérales,
Messieurs les membres du Conseil d’Etat,
Mesdames et Messieurs les anciennes présidentes et anciens présidents des Chambres fédérales,
Monsieur le président de la ville de Berne,
Madame la conseillère municipale, Monsieur le conseiller municipal,
Mesdames et Messieurs les invités,
Quelle clé magnifique! On pourrait presque la confondre avec la clé du paradis, avec la clé des songes ou avec la clé des champs... Elle est dorée comme la clef d’un palais „royal”.
Ce palais n’est cependant pas la demeure d’un roi: Diantre, nous sommes en république! A ce propos, je mettrai clairement les points sur les „i” demain, face aux élèvres accourus des quatre régions linguistiques de Suisse pour cette inauguration. Je leur dirai que le seul souverain qu’abrite ce palais, c’est le peuple, qui se fait représenter par les membres du Parlement. Quelle joie et quelle fierté je ressentirai en les guidant dans cette magnifique réussite architecturale!
Cette joie et cette fierté, je les dois aux architectes, aux techniciens, aux spécialistes et à tous les ouvriers qui ont si bien rempli leur mission. Je salue l’exploit accompli par les quelque 2800 artisans et 200 concepteurs, planificateurs et experts qui ont participé à la rénovation et aux transformations de cette vénérable bâtisse: ils sont parvenus à souligner son caractère historique tout en répondant aux exigences d’un Parlement ultra-moderne.
Grâce à eux, le Palais fédéral est devenu un petit bijou technologique en matière d’équipement. Mais attention: ce n’est pas par coquetterie que le Parlement bénéficie des derniers progrès en matière de communication multimédia et d’audiovisuel. Il en va de la vitalité et la pérennité de notre démocratie.
Cher Monsieur le Directeur,
J’imagine sans peine votre émotion à l’heure de rendre ce palais à ses locataires. Cet édifice a certainement hanté une partie de vos nuits et de vos jours pendant près de trois années. Je salue cet engagement sans faille dont nous voyons ici les fruits. Je vous remercie du fond du coeur ainsi que la soixantaine de collaborateurs de l’Office fédéral des constructions et de la logistique que vous avez impliqués dans ces travaux de transformation.
Ma reconnaissance va aussi aux organes parlementaires qui vous ont soutenu dans la réalisation de ce projet unique en son genre: les Délégations des finances et les Commissions des constructions publiques.
Je n’oublie pas mes collègues des Chambres fédérales qui ont su garder leur sérénité en dépit des bouleversements et des grands désagréments liés aux travaux. Je leur sais gré d’avoir accepté de siéger hors les murs durant la session d’automne 2006 et aux autorités grisonnes de les avoir accueilli. Pour ma part, je garderai un souvenir inoubliable de l’hospitalité du petit village de Flims.
Je ne saurais conclure sans remercier M. Rolf Büttiker. Notre ancien président du Conseil des Etats, qui comme Président de la délégation administrative à l’époque et de ce fait responsable du suivi du chantier a été chargé par cette délégation de suivre les travaux jusqu’à leur aboutissement. A ce titre il a défendu ce projet contre vents et marées - mais il y a plus eu de soleil que de tempêtes pendant cette période - et assuré un lien continu avec le Parlement.
Mesdames et Messieurs,
Je vous demande d’applaudir toutes ces personnes plus méritantes les unes que les autres.