Beaucoup a été fait depuis le dépôt de ce texte, a déclaré le président de la commission Jakob Büchler (PDC/SG) mardi devant la presse. Et de citer la restitution aux autorités des munitions de guerre, la gratuité du dépôt du fusil d'assaut à l'arsenal, la nécessité d'avoir un permis pour conserver son arme après ses obligations militaires et les mesures prises pour détecter plus tôt les soldats dangereux.
Pour lui, il s'agit d'un "bon compromis" qui a permis de combler les lacunes en matière de sécurité. Aller plus loin reviendrait à désarmer les citoyens et déresponsabiliser les soldats, a-t-il commenté. Avec le risque qu'au final seuls les criminels possèdent des armes.
Si la commission souligne que chaque suicide est une tragédie, elle doute que le tour de vis proposé par l'initiative conduise à une baisse des cas, a poursuivi son président.
La gauche, à l'origine de l'initiative ne l'entend bien sûr pas de cette oreille. Pour elle, il reste encore trop facile de se procurer une arme en Suisse.
L'initiative veut rendre obligatoire l'entreposage des armes d'ordonnance dans des locaux sécurisés et interdire la conservation des fusils d'assaut après la fin de obligations militaires. Elle exige aussi la création d'un registre national des armes à feu, l'interdiction de détention d'armes à feu automatique et de fusils à pompe ainsi qu'une définition plus stricte du permis de port d'arme.
ATS, 23.03.2010