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Le système de carrière actuel du service diplomatique de la Confédération devrait être repensé. L'idée ressort mardi d'un rapport établi par la Commission de gestion du Conseil des Etats (CdG-E).Le système de carrière se caractérise par une évolution professionnelle fortement prédéfinie. Le Conseil fédéral doit vérifier "la pertinence" d'une telle méthode, estime le rapport.Le mécanisme des promotions quasi automatiques, en vigueur actuellement, a atteint ses limites en raison du nombre restreint des postes haut placés et de la réduction des ressources, met en lumière l’évaluation du Contrôle parlementaire de l’administration mandaté par le CdG-E. Sans oublier qu’un cinquième des postes de défense des intérêts sont aujourd’hui occupés par des personnes qui ne font pas partie du service diplomatique.Par ailleurs les promotions sont généralement attribuées en fonction de l'ancienneté. Il n'y a donc pas de sélection à proprement parler, critique l'étude. Le Conseil fédéral devrait donc s'assurer que la procédure ainsi que les décisions de promotion soient plus transparentes.Jusqu'à 30% de plusAutre point à améliorer: la rémunération des diplomates. Les collaborateurs travaillant en Suisse sont moins satisfaits de leur salaire que leurs collègues en poste à l'étranger, relève le rapport. Ces derniers bénéficient d'indemnités supplémentaires.En 2009, celles-ci représentaient ainsi en moyenne entre 22% et 30% du salaire total, rappelle la Commission qui invite le gouvernement à lui fournir des renseignements plus précis sur ces rémunérations."Au vu de ce qui précède et des restrictions budgétaires qui frappent le domaine du personnel, elle considère qu’il faut non seulement se demander si ces indemnités sont adéquates, mais aussi si elles respectent le principe d’égalité de traitement des collaborateurs de l’administration fédérale", explique-t-elle pour justifier cette requête.