Transports publics

De nouvelles conditions de travail doivent s'appliquer aux employés des transports publics. Le Conseil national a adopté mercredi à l'unanimité une révision de la loi sur la durée du travail après une seule correction. Le dossier passe au Conseil des Etats.Le Conseil fédéral souhaitait que la réforme s'applique aussi aux travailleurs opérant pour le compte de tiers, s'ils s'exercent une activité déterminante pour la sécurité des chemins de fer. Les conducteurs de trains de chantier et les protecteurs de chantiers d'entreprises externes étaient en particulier visés.Le Conseil national a biffé cette disposition. Cela ne garantirait pas plus de sécurité et signifierait des frais additionnels pour les contribuables, la Confédération et les entreprises, a justifié Fabio Regazzi (PDC/TI).Il est difficile d'expliquer aux ouvriers pourquoi ils sont soumis à deux régimes différents sur un même chantier, a regretté la ministre des transports Doris Leuthard. Mais le Conseil fédéral peut vivre avec pour l'instant.Pour le reste, le National soutient l'adaptation des conditions de travail à l'évolution des marchés. Elle repose sur un accord des partenaires sociaux, salué par tous les partis. La révision de loi ne contient pas de dispositions spécifiques sur la protection des travailleurs de moins de 18 ans. Ceux-ci seraient soumis aux mêmes règles que les jeunes de la majorité des autres secteurs.Pauses et dimanches plus flexiblesLes prescriptions concernant les pauses, les dimanches de repos et le travail de nuit devraient être plus flexibles. Exit l’ancienne obligation d’habiter la commune du lieu de service, qui donnait aux employés davantage de temps pour passer leur pause de midi à la maison. Un supplément de temps reste prévu pour les pauses à l’extérieur.Un temps de travail ininterrompu de plus de cinq heures devrait être interdit. En principe, il devrait être interrompu par des pauses. La loi offre la possibilité aux entreprises de les remplacer par de courtes interruptions, qui n'assurent pas comme les pauses la possibilité de se restaurer convenablement. Mais dans ce cas, le tour de service ne devrait pas dépasser neuf heures.Le nombre de jours de repos passerait de 62 à 63 jours par an. Le nombre de ceux qui doivent tomber sur un dimanche serait réglé dans l’ordonnance. Le travailleur ne pourrait pas être astreint au service de nuit plus de sept fois de suite, ni plus de 15 nuits (au lieu de 14) sur une période de 28 jours.