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Les condamnés dangereux devraient exécuter leur peine selon des règles unifiées à l'échelon national. Contre l'avis du Conseil fédéral, le National a accepté jeudi par 156 voix contre 3 une motion exigeant que la Confédération intervienne auprès des cantons. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.Au nom de la commission, Rebecca Ruiz (PS/VD) a rappelé la disparité entre cantons. Zurich est à la pointe avec la mise en oeuvre l'exécution des sanctions orientée vers les risques, un modèle qui sera étendu à l'ensemble de la Suisse alémanique alors que le concordat latin reste à l'écart.Un rapport publié en 2014 a également relevé des lacunes en matière de formation des agents de probation alors qu'ils assument une grande responsabilité. En résumé, il faut des standards minimaux compte tenu des terribles conséquences humaines que peuvent avoir des dysfonctionnements, a poursuivi la Vaudoise en allusion aux drames de Marie et Adeline.La cheffe du Département fédéral de justice et police estimait au contraire qu'il n'y avait pas lieu de modifier l'ordre des compétences. Les cantons sont responsables de l'exécution des peines et ceux-ci ont pris très au sérieux les problèmes concernant les condamnés dangereux, a-t-elle martelé en vain.La Conférence des directeurs des départements cantonaux de justice et police s'attache déjà à développer un standard uniforme. Un centre suisse d'exécution des peines visant une harmonisation orientée vers les risques et l'infraction verra le jour en été 2018. Le National ne veut cependant pas se contenter de cette approche.