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Le National a mis de l’eau dans son vin concernant la loi sur les produits thérapeutiques. Après trois ans de travaux parlementaires, il a accepté mardi sans opposition la proposition de la conférence de conciliation. Le Conseil des Etats se prononcera mercredi.Les personnes qui consultent un médecin ne devraient pas être obligées de retirer leur remède chez lui. Elles devront "en principe" recevoir une ordonnance, mais pourront y renoncer, a imposé le Conseil des Etats. Le National aurait voulu qu’il puisse se passer de la prescription que sous forme papier.Les exigences minimales auxquelles devront répondre les ordonnances ne figureront pas dans la loi, mais le Conseil fédéral devra les fixer après consultation des professions médicales concernées, a obtenu la Chambre du peuple.Avantages mieux encadrésLes avantages matériels fournis aux médecins par la pharma comme les bonus ou les échantillons gratuits seront mieux encadrés. Toutefois seulement pour les médicaments soumis à ordonnance. Le National qui voulait serrer la vis pour tous les produits thérapeutiques, ce qui aurait inclus les prothèses et autres appareils auditifs, a dû s’incliner.Seront tolérés comme le voulaient les sénateurs les avantages de valeur modeste (moins de 300 francs selon la pratique) pour autant qu'ils aient un rapport avec la pratique de la médecine de même que certains dons pour la recherche et la formation. Les compensations à une livraison de médicaments seront aussi licites. Les rabais ne devront en revanche pas influer sur le choix du traitement, a réussi à imposer le National.Les médecins devront répercuter à l'assuré ou l'assureur au moins la majorité des avantages. L’éventuelle part restante devra être utilisée de manière vérifiable pour améliorer la qualité du traitement.Les rabais obtenus devront figurer dans les justificatifs et les comptes, mais ils ne seront signalés que sur demande aux autorités.