Contenu de la page
La Suisse doit sanctionner plus durement les personnes qui se livrent au commerce d’espèces menacées et de produits issus d'animaux protégés. Le National a adopté mardi par 122 voix contre 57 une motion de Guillaume Barazzone (PDC/GE).Selon le Genevois, un grand nombre d'espèces de faune et flore sont en voie de disparition dans le monde: en 10 ans, 62% des éléphants de la forêt africaine ont été décimés et leur survie n'est pas assurée. En 100 ans, le nombre de tigres à l'état sauvage en Asie a chuté de 100'000 à 3200.Le commerce illicite d'espèces menacées brasse plusieurs milliards de dollars à l'échelle mondiale. Mais en Suisse, cette activité de même que le blanchiment d'argent lié à ce commerce sont considérés comme des délits et sanctionnés de simples amendes. Les peines maximales sont faibles en comparaison internationale. Il ne faut pas que la Suisse un repère pour ces trafiquants.Pour le chef du Département fédéral de l'Intérieur, il n'y a pas lieu de craindre que la Suisse devienne une plaque tournante. La Suisse applique la convention CITES qui protège plus de 33'000 espèces menacées.Jusqu'à 3 ans de prisonLes dispositions pénales prévoient des amendes qui peuvent aller jusqu'à 40'000 francs pour les délits simples. Une peine privative de liberté de 3 ans au maximum et une peine pécuniaire d'un million de francs sont possibles pour les cas graves.Mais elle peut faire encore davantage pour lutter contre le blanchiment de capitaux issus de ce type d'activités. Cette question peut parfaitement être intégrée dans les travaux en cours.Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.