La nécessité de répondre à la diminution des places de stage pour les étudiants, alors justement que les besoins en personnel spécialisé augmentent, a convaincu la majorité. Il est en outre avéré que les soins se déplacent de plus en plus vers le secteur ambulatoire, a rappelé Barbara Schmid (PDC/ZH) au nom de la commission.
La question du financement par l'assurance maladie a cependant monopolisé les débats. Les primes des assurés ne doivent pas payer pour la formation, mais uniquement pour les risques des maladies et leurs conséquences, a martelé en vain Raymond Clottu (UDC/NE), suivi par la plupart des élus PLR et UDC.
La motion suggère de tenir compte des coûts de la formation pratique dans les tarifs remboursés par l'assurance de base des sages-femmes et des personnes prodiguant des soins sur prescription ou mandat médical.
D'autres pistes
Le ministre de la santé Alain Berset a rappelé que l'assurance maladie n'est pas prévue à cet effet et souligné qu'il incombait aux cantons de soutenir financièrement les formations. Le texte adopté mardi précise toutefois que d'autres moyens permettant de proposer des stages en ambulatoire sans provoquer de distorsion de la concurrence avec les hôpitaux sont envisageables.
La commission compétente du National était elle aussi très tranchée sur cette problématique. Par 13 voix contre 12, elle avait décidé qu'un soutien financier comparable à celui de la formation en hôpital devrait être accordé aux cabinets privés offrant des places de stage aux sages-femmes, physiothérapeutes et autres diététiciens.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.