Les sénateurs ont soutenu l'objectif de transparence et d'efficacité des coûts visé par la motion. La SSR publie déjà les informations demandées de son plein gré et est prête à faire un pas de plus.
L'obligation de communiquer les recettes et frais engendrés pour chaque émission, chaque domaine et chaque chaîne devrait en outre être imposée lors de l'octroi de la nouvelle concession. Le Conseil fédéral avait déjà affiché son soutien à la motion.
Pas de pression supplémentaire
La Chambre des cantons tient en revanche à mettre la pédale douce concernant le débat sur le service public. Elle a rejeté tacitement une motion du National qui voulait imposer au Conseil fédéral d'étudier plusieurs revendications de la droite (réduction du nombre de chaînes, mandat et budget plus restreint, présence limitée sur Internet).
Le gouvernement élabore déjà un rapport, annoncé pour la mi-2016, qui servira de base à une discussion large et ouverte sur le service public. Pas besoin dès lors de lui imposer de nouveaux mandats. Le Conseil des Etats avait déjà repoussé une motion identique lors de la session d'hiver de 2015.