Le nombre de fraudes décelées dans le secteur des denrées alimentaires a augmenté, avait argumenté Jacques Bourgeois (PLR/FR) pour défendre sa motion. Un centre de contrôle permettrait de renforcer la sécurité alimentaire, la protection des consommateurs et de lutter efficacement contre les "abus dictés par des gains économiques".
Instituer un tel service n'est pas nécessaire, car la Suisse a déjà mis en place des mesures qui améliorent la sécurité des denrées alimentaires, a expliqué le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.
L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) doit par exemple délivrer une autorisation pour les denrées alimentaires importées de l'Union européenne et qui ne satisfont pas totalement aux prescriptions suisses.
Structures regroupées en 2014
Et de citer également le nouvel Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, qui a vu le jour début 2014. Cette structure regroupe l'ancien Office vétérinaire fédéral et l'ex-division de la sécurité alimentaire de l'OFSP.
L'institution d'un service central exigerait en plus une modification au niveau de la loi, a relevé Peter Föhn (UDC/SZ) au nom de la commission. Cette dernière souligne néanmoins qu'il serait utile que la Confédération et les cantons unissent leurs forces et leurs ressources dans ce domaine.