Pour le motionnaire, il existe des carburants produits à partir d'énergies renouvelables et de CO2 préalablement extrait de l'air ambiant grâce à la technologie "power-to-gas" ou "power to liquid". Lors de la combustion, on obtient un cycle de carbone fermé qui fonctionne sans carbone fossile, rappelé Martin Bäumle (PVL/ZH).
Face à ces développements technologiques, aucune mesure légale n'a pourtant été prise, regrette le Vert'libéral. Il demande donc une adaptation de la base légale pour les exploitants, les importateurs et les constructeurs de ce type de véhicule. Il s'agit de donner un signal pour une technologie d'avenir, selon Martin Bäumle.
Le Conseil fédéral, sans être opposé au but général de la motion, aurait préféré s'en passer. Les technologies "power to gas/liquid" ne sont pas encore commercialisables, a rappelé la ministre des transports Doris Leuthard. Si la Suisse prend des mesures unilatérales, elle se mettra en porte-à-faux avec les dispositions de l'Union européenne, ce qui mettra en difficulté les importateurs.
Dans sa réponse à la motion, le Conseil fédéral a d'ores et déjà annoncé qu'il demanderait de modifier le texte pour que l'adaptation légale ne profite qu'aux constructeurs et aux importateurs et non aux exploitants.