(ats) L'utilisation d'aluminium dans les cosmétiques, en particulier les déodorants, n'est pas près d'être restreinte ou interdite. Le Conseil national a enterré jeudi par 113 voix contre 66 un postulat de l'ex-députée Aline Trede (Verts/BE) demandant d'examiner la question.

Maya Graf (Verts/BL) s'est inquiétée des liens entre déodorants contenant des sels d'aluminium et le cancer du sein ou d'autres maladies. Il faudrait en profiter pour s'intéresser aux autres cosmétiques ainsi qu'aux denrées alimentaires.

Le Conseil fédéral suit de près le dossier et était prêt à examiner les mesures à prendre en accord avec l'Union européenne. Selon un avis rendu en avril par le comité scientifique de la Commission européenne pour la sécurité des consommateurs, rien n'indique que l'utilisation de tels produits cosmétiques augmenterait les risques de maladie.

Mais les données actuelles sont toutefois insuffisantes pour fixer avec certitude des limites de concentration. D'autres études sont nécessaires.

La droite ne l'entendait pas de cette oreille. On trouve très souvent de l'aluminium dans la nature ainsi que dans une foule d'autres produits. La Suisse n'a pas à prendre des mesures toute seule sans qu'il y ait de soupçon fondé, a critiqué Thomas de Courten (UDC/BL).