(ats) Les cantons devraient fixer eux-mêmes la prime maladie de référence pour la prise en charge offerte aux rentiers AVS et AI recevant des prestations complémentaires. Le National a adopté jeudi par 127 voix contre 55 une motion de Ruth Humbel (PDC/AG). Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Selon la motionnaire, il s'agit de corriger un défaut coûteux du système actuel. Aujourd'hui, la Confédération fixe un montant forfaitaire annuel correspondant à la prime moyenne cantonale ou régionale, puis les cantons les versent aux caisses maladie.

Or, cela a débouché sur des remboursements excessifs. Les bénéficiaires de prestations complémentaires reçoivent en effet souvent une réduction plus élevée que le montant de leur prime.

Le Conseil fédéral était prêt à se pencher sur la question dans le cadre de la réforme des prestations complémentaires. Une proposition sera faite au Parlement cette année, a expliqué le ministre des affaires sociales Alain Berset.

Mais le gouvernement craint que, si les cantons sont seuls compétents, des inégalités apparaissent. Faute d'une prise en charge complète de leur prime, des rentiers dans le besoin risquent de devoir payer de leur poche.

Le Conseil fédéral souligne en outre que la réduction de prime et les prestations complémentaires visent des buts différents. La première vise à rendre supportables les frais d'assurance maladie pour les ménages les plus modestes. Les secondes visent à assurer aux rentiers AVS et AI la couverture des besoins vitaux.