Le texte précise que cette zone soumise au contrôle des Nations unies devrait servir de lieu sûr aux migrants, notamment à ceux qui renoncent à tenter la traversée vers l'Europe et à ceux interceptés sur des bateaux de passeurs. Ces réfugiés pourront ainsi recevoir de l'aide sur place, entre autres de la part de l'ONU, a souligné M. Aebi, suivi par une majorité de droite.
Le Bernois a tenté de convaincre le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter en lui suggérant de se mettre à la place des migrants. Devant ce "cri du coeur", le conseiller fédéral a rappelé que Berne ne pouvait pas soutenir à l'ONU l'ingérence dans les affaires d'autres Etats. Malgré la situation "dramatique" en Libye, le pays dispose toujours de sa souveraineté territoriale.
On ne peut pas non plus forcer les personnes décidées à gagner l'Europe à rester sur place le long de la côte libyenne, a poursuivi M. Burkhalter. Ramener les bateaux de migrants vers la Libye le plus tôt possible reviendrait en outre à refouler des réfugiés vers un Etat peu sûr, ce qui n'est pas applicable au niveau du droit, a-t-il ajouté en vain. Le Conseil des Etats devra se prononcer.