Le dossier retourne à la Chambre des cantons. Le feu vert de la Chambre du peuple n'était pas acquis car la commission préparatoire recommandait d'enterrer la réforme.
Le National était déjà entré en matière en 2014, mais il avait renvoyé le projet au Conseil fédéral pour qu'il revoie sa copie à la lumière de l'initiative contre l'immigration de masse et d'autres souhaits du Parlement.
Les nouveaux tours de vis proposés par le gouvernement n'ont pas tout à fait suffi à la Chambre du peuple. La majorité n'a toutefois pas durci le projet autant que ce que préconisait la commission et la gauche a donc souscrit mercredi en grinçant des dents à la réforme. L'UDC pour qui l'intégration est une affaire privée n'en a jamais voulu et l'a rejetée.
Pour être considérés comme intégrés, les migrants devront se faire comprendre dans une langue nationale, respecter la sécurité et l'ordre publics, les valeurs de la constitution comme l'égalité entre hommes et femmes, ainsi que participer à la vie économique ou acquérir une formation.