(ats) Le gouvernement devrait créer 100 postes de garde-frontières supplémentaires. Le National a approuvé lundi par 103 voix contre 56 une motion de Daniela Schneeberger (PLR/BL) en ce sens. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

La situation sécuritaire ne devrait pas s'améliorer à court terme, a revendiqué Mme Schneeberger, suivie par l'UDC, le PLR et quelques PDC. Et pour pouvoir protéger efficacement la population, ces postes supplémentaires sont nécessaires, a-t-elle ajouté. Selon la motion, un tiers des postes devrait être créé au nord-ouest de la Suisse.

Le travail du Corps des gardes-frontière est d'une importance cruciale pour assurer la sécurité du pays, comme le montre la crise actuelle à la frontière sud, a souligné de son côté le ministre des finances Ueli Maurer. Mais ce n'est pas au Parlement de s'exprimer sur des décisions opérationnelles comme la gestion des ressources en personnel.

Sans compter qu'avec un oui à des postes supplémentaires au nord-ouest de la Suisse, il faudrait bientôt accepter de renforcer aussi les autres régions frontalières, alors que la principale préoccupation n'est pas d'alourdir, mais bien d'alléger les dépenses, a poursuivi le conseiller fédéral.

36 postes en question

Le gouvernement prévoit déjà de créer 84 postes de gardes-frontière supplémentaires, dont 48 ont été pour l'heure autorisés, a en outre rappelé M. Maurer. Il reste 36 postes sur lesquels il faut encore statuer.

La commission de la politique de sécurité du National a demandé en juillet à son homologue des finances de dégager les moyens nécessaires dans le budget 2017 pour créer ces 36 postes à plein temps. Ils devraient être limités à cinq ans pour permettre de mieux faire face à la situation budgétaire, aux mutations des flux migratoires et à la fluctuation naturelle du personnel.