Cette limite arbitraire n'a pas de sens et pèse sur le devenir des pilotes, a souligné Yannick Buttet (PDC/VS), qui a repris le texte de l'ancien conseiller national Christophe Darbellay. Il serait en revanche justifié d'imposer des contrôles d'aptitudes et des examens médicaux plus fréquents dès l'âge de 60 ans.
Plusieurs centaines de pilotes en Suisse sont concernés par cette mesure, pour lesquels il est presque impossible d'envisager une reconversion professionnelle. Certains d'entre eux pensent s'exiler au Canada ou en Chine pour continuer à pratiquer leur métier et à gagner leur vie, d'après le texte de la motion.
Insuffisante dérogation
La Suisse doit reprendre le droit européen applicable à l'aviation, y compris sur la question de la limite d'âge pour piloter un hélicoptère, a souligné en vain la ministre des transports Doris Leuthard. Il convient de rester dans cette logique pour garantir l'accès de l'industrie suisse de l'aviation au marché européen.
En outre, Berne a demandé à Bruxelles une dérogation à la limite d'âge. Celle-ci permet aux opérations de transport aérien commercial de rester possibles pour les pilotes de plus de 60 ans s'ils se soumettent à des tests de performance et des examens médicaux plus étendus et fréquents.
Berne reconduira cette demande après son expiration en janvier. La droite n'a pas estimé cette exception suffisante.