C'est la raison pour laquelle les quatre acteurs concernés - la Fédération des médecins suisses (FMH), les assureurs maladie regroupés au sein de santésuisse et curafutura, ainsi que l'association des hôpitaux H+ - ont donné leur aval le 15 septembre pour geler les tarifs en 2017, a indiqué mercredi Dorit Djelid, porte-parole de H+, interrogée par l'ats.
Une nouvelle structure tarifaire avait été élaborée par la FMH, les assureurs accident et les assureurs maladie regroupés au sein de curafutura, et l'association des hôpitaux H+. Contrairement à cette dernière, les membres de la FMH et ceux de curafutura ont au final refusé la proposition.
Tentatives parallèles
H+ et curafutura collaborent maintenant pour améliorer ce modèle refusé et le déposer d'ici fin octobre à l'Office fédéral de la santé publique. Il se base sur la création d'une nouvelle structure, a indiqué à l'ats Bernhard Wegmüller, directeur de H+. L'objectif est qu'il puisse entrer en vigueur début 2018.
Curafutura espère même une intervention plus rapide du Conseil fédéral, pour le 1er juillet 2017, précise son directeur Pius Zängerle.
Santésuisse n'a pas participé à l'élaboration de ce modèle et craint qu'il n'entraîne une hausse des coûts. Avec l'Union tarifaire fmCH (l'organisation faîtière des 16 sociétés de discipline pratiquant la chirurgie), cette faîtière veut déposer sa propre proposition pour un tarif médical reposant sur des critères de qualité.
Elle s'appuie sur des forfaits fixés pour les opérations les plus fréquentes, explique Verena Nold, directrice de santésuisse. L'objectif de l'association faîtière est aussi de trouver un accord entre tous les partenaires d'ici fin octobre. Mais si ce n'est pas possible, santésuisse proposera des révisions partielles pour les différentes spécialisations médicales, précise Mme Nold.
La Fmh, pour sa part, insiste sur l'importance d'une révision totale des tarifs, a signalé sa porte-parole Jacqueline Wettstein.
Dépassé
Tarmed, qui fixe la tarification des soins ambulatoires, a été retravaillé la dernière fois il y a douze ans. Des adaptations sont nécessaires car beaucoup de positions tarifaires ne correspondent plus à la réalité.
Les opérations de la cataracte, par exemple, sont devenues beaucoup plus simples grâce au progrès technique. Leur facturation n'a pourtant pas changé.