En interdisant la vente sur les marchés publics des broutards âgés de 120 à 160 jours depuis l'été 2014, le gouvernement a tenu environ 3000 animaux par an à l'écart des étals de boucherie suisses, fait valoir la motion d'Erich von Siebenthal (UDC/BE). Nombre d'agriculteurs éprouvent suffisamment de difficultés, il ne faut pas leur ôter ce débouché important.
Actuellement, seuls les bovins âgés de plus de 160 jours peuvent être vendus. Les agriculteurs sont donc contraints de maintenir les animaux plus longtemps dans les exploitations, ce qui augmente les coûts, souligne la motion.
Les sénateurs se sont ralliés à ces arguments, sans opposition. Ils proposent toutefois à la Chambre du peuple une précision: la vente sera à nouveau autorisée pour les animaux de 121 jours ou plus classés dans la catégorie "Jeune bétail". Ainsi, on évite une double prise en compte, dans les prestations en faveur de la production suisse, des veaux destinés à l'engraissement.
Les quelque 3000 veaux évoqués ne représentent que 1% des animaux de remonte nécessaires annuellement pour l'engraissement de gros bétail, a assuré le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann, sans succès. La mise en oeuvre de la motion occasionnerait des coûts financiers et administratifs trop élevés au vu de cette proportion.