Le texte, cosigné par 24 sénateurs bourgeois, a été enterré par 22 voix contre 15. Les dépenses pour les consultants externes ne cessent d'augmenter, critiquaient les parlementaires. "Elles s'élevaient à 600 millions de francs en 2006, près de 858 millions en 2013 et plus de 900 millions en 2014", a asséné Peter Föhn, disant se fonder sur des chiffres provenant de tous les départements.
Outre la réduction des coûts, la motion exigeait que le Conseil fédéral présente les dépenses liées aux mandats externes de chaque département en toute transparence.
"Le but de la motion est légitime, mais nous ne pouvons pas accepter un texte qui contreviendrait autant au travail de l'administration", a affirmé Anita Fetz (PS/BS). "Il faut réduire ces coûts département par département, progressivement, si l'on ne veut pas risquer de saboter notre propre travail en limitant la marge de manoeuvre des offices", a abondé Christian Levrat (PS/FR).
Gril ou tondeuse
Le Fribourgeois a désigné par les mots "tondeuse à gazon" la "méthode" de M. Föhn. "C'est un gril que vous voulez", a lancé pour sa part le ministre des finances Ueli Maurer aux sénateurs. "Vous vous proposez, en suivant cette voie, de griller l'administration."
Le conseiller fédéral ne s'est toutefois pas dit contre des réformes modérées, qui ne jettent pas le bébé avec l'eau du bain. Il a en outre rappelé aux sénateurs que les mandats sont souvent externalisés pour répondre aux requêtes du Parlement. Sénateurs qui au final ont préféré se montrer raisonnables et rejeter le texte.