Le Conseil fédéral propose d'économiser ces trois prochaines années entre 800 millions et un milliard de francs par an, par rapport au plan financier du 1er juillet 2015. La nécessité de cette cure d'austérité, qui pourrait ne pas suffire à empêcher des déficits structurels de l'ordre de 1,5 milliard, n'est remise en cause que par la gauche.
Les opinions divergent en revanche fortement lorsqu'il s'agit de désigner les domaines dans lesquels il faut raboter. L'aide au développement est dans la ligne de mire de la droite. Les sénateurs devront dire s'ils veulent augmenter de 100 millions les coupes annuelles proposées par le Conseil fédéral.
La coopération internationale devrait dans ce cas se passer de 243 millions en 2017, de 300,5 millions en 2018 et de 343,4 millions en 2019. Elle ne devrait plus assumer un quart mais un tiers du programme de stabilisation.
Autre pomme de discorde: l'agriculture. Le gouvernement propose des économies allant de 75 à 96 millions par an. Mais certains sénateurs aimeraient réduire la douloureuse à une dizaine de millions.
La formation et le recherche figurent aussi parmi les domaines qui pourraient être relativement épargnés. Des coupes de 142 à 174 millions par an sont présentées par le gouvernement. Des propositions visant à réduire l'effort de moitié voire plus sont sur la table.