Le Conseil fédéral propose d'économiser ces trois prochaines années entre 800 millions et un milliard de francs par an, par rapport au plan financier du 1er juillet 2015. Cette cure d'austérité ne suffira pas à en empêcher d'autres, a prévenu le ministre des finances Ueli Maurer. Des déficits de l'ordre de 1,5 milliard sont attendus ces prochaines années.
Le programme n'a été remis en cause que par la gauche. Par 31 voix contre 13, les sénateurs ont refusé de renvoyer sa copie au gouvernement pour qu'il revoie ses plans à l'aune du franc fort, des taux d'intérêt négatifs et de la très forte volatilité de la situation économique internationale. Il s'agit davantage de limiter l'augmentation des dépenses que de procéder stricto sensu à des coupes, a fait valoir Thomas Hefti (PLR/GL).
Pommes de discorde
Les opinions divergent en revanche fortement lorsqu'il s'agit de désigner les domaines dans lesquels il faut raboter. L'aide au développement est dans la ligne de mire de la droite. Les sénateurs devront dire s'ils veulent augmenter de 100 millions les coupes annuelles proposées par le Conseil fédéral.
La coopération internationale devrait dans ce cas se passer de 243 millions en 2017, de 300,5 millions en 2018 et de 343,4 millions en 2019. Elle ne devrait plus assumer un quart mais un tiers du programme de stabilisation.
Autre pomme de discorde: l'agriculture. Le gouvernement propose des économies allant de 75 à 96 millions par an. Mais certains sénateurs aimeraient réduire la douloureuse à une dizaine de millions.
La formation et la recherche figurent aussi parmi les domaines qui pourraient être relativement épargnés. Des coupes de 142 à 174 millions par an sont présentées par le gouvernement. Une proposition visant à réduire l'effort de moitié voire plus est sur la table.