La commission des institutions politiques propose que les employeurs soient contraints d'inviter à un entretien les candidats indigènes à un emploi et de justifier ensuite un refus de les engager. "Je ne pense pas que cela puisse être la solution", a déclaré Ueli Maurer. "C'est un tigre de papier qu'il faudra dompter" et qui engendrera des coûts.
Ces conditions vont trop loin et n'apportent pas d'avantages concrets, d'après le ministre des finances UDC. Il s'exprimait mardi en marge d'une réunion des ministres des finances de l'UE et de l'Association européenne de libre-échange (AELE).
La solution de Philipp Müller
La commission du Conseil des Etats a choisi la proposition du sénateur Philipp Müller (AG/PLR). Les employeurs ne doivent pas seulement annoncer des postes vacants aux offices régionaux de placement, mais doivent inviter les candidats à un entretien d'embauche. En cas de refus d'engager, les employeurs doivent se justifier auprès des autorités.
Le Conseil national préconise pour sa part une simple communication aux offices régionaux de placement, au lieu de convoquer les candidats. L'initiative acceptée le 14 février 2014 demande elle de régler l'immigration par des contingents et la préférence nationale.