(ats) Le groupe parlementaire PRL soutient la proposition de son sénateur Philipp Müller (AG) de durcir la solution de mise en œuvre de l'initiative sur l'immigration de masse du National. Celle-ci propose que les employeurs soient contraints à inviter à un entretien les candidats indigènes à un emploi et à justifier ensuite un refus de les engager.

La commission des institutions politiques des Etats avait également donné son feu vert il y a une dizaine de jours. Le plénum en débattra le 30 novembre.

Le Conseil national préconise une simple communication aux offices régionaux de placement, sans obligation de convoquer les candidats à un entretien d'embauche. A l'instar de la commission, le groupe PLR estime que cette mesure ne va pas assez loin.

Le Plr préfère également la solution de Philipp Müller: le respect des accords bilatéraux y est explicité. Une minorité a en revanche critiqué le fait que l'employeur soit obligé de justifier un refus d'engager, a expliqué vendredi devant les médias à Berne Ignazio Cassis (TI), président du groupe parlementaire. Il n'a pas précisé l'ampleur de ces voix discordantes.

Une contrainte qui avait aussi fait grincer des dents les milieux économiques. S'ils ne parviennent du premier coup à embaucher une personne habitant en Suisse, les employeurs devraient non seulement annoncer des postes vacants aux offices régionaux de placement, mais également inviter les candidats à se présenter.

En cas de refus de les embaucher, les employeurs devraient se justifier auprès des autorités. Mais ces mesures ne concerneraient que les professions ou les régions touchées par un taux de chômage au-dessus de la moyenne. Elles seraient limitées dans le temps. Selon Philipp Müller, seuls quelques milliers de travailleurs étrangers seraient concernés par ce durcissement.