C'est ce qui ressort de l'étude réalisée par Michael Hermann et Mario Nowak, de Sotomo. Cet institut basé à Zurich classe tous les ans les 200 députés du National en fonction de leurs votes. Il compare ensuite le positionnement d'un parti sur l'échiquier politique d'une année à l'autre. En 2016, le plus grand écart par rapport à 2015 est le fait du PBD, qui s'est décalé vers la gauche de 1,1 à 0,2.
Parmi les autres évolutions notables, l'UDC s'est déplacée à droite (de 7,7 à 8,0) tandis que le PS a glissé à gauche (de -8 à -8,3), à l'instar des Vert'libéraux (-2,5 à -2,7). Le positionnement des Verts a aussi légèrement penché à gauche (-8,9 à -9,0).
Selon cette étude, qui prend en compte 1149 votes au Conseil national de la session d'hiver 2015 à celle d'automne 2016, le curseur n'a pas bougé au PLR (2,2) ni au PDC (0,6).
Représentativité des chefs
Basé sur la méthode "DW Nominate" développée pour le Congrès américain, ce classement montre en outre que les chefs de l'UDC et des Verts sont "idéologiquement" les plus représentatifs de leur formation: Albert Rösti obtient en effet un 8, tout comme le parti agrarien, et Regula Rytz un -9 comme les Verts.
Gerhard Pfister est le président de parti qui s'écarte le plus de la ligne politique de sa formation: il se situe bien plus à droite, avec 1,8 contre 0,6 pour le PDC. Petra Gössi (3,1) apparaît aussi dans un certain décalage par rapport au PLR (2,2).
PLR grand gagnant
Les libéraux-radicaux sont ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu au Conseil national. Ils ont gagné 89% des votes, soit une progression de 6% par rapport à la précédente législature. Viennent ensuite le PDC (87%), le PBD (86%) et les Vert'libéraux (74%). Les pourcentages de votes victorieux des Verts et du Parti socialiste ont été les plus bas durant cette première année de législature, avec respectivement 56% et 55%.
L'udc a de son côté remporté 62% des votes. Cependant, le parti agrarien parvient moins souvent à imposer ses vues sur ses thèmes de prédilection: alors que durant la dernière législature, il gagnait une fois sur deux les votes concernant la politique extérieure ou migratoire, il n'en remporte depuis lors qu'un sur trois.