(ats) La mise sous tutelle d'entreprises turques par Ankara depuis le putsch manqué de juillet dernier a indirectement nui à des firmes helvétiques. Entre 255 et 571 sociétés ont fait valoir le paiement de créances auprès de l'Assurance suisse contre les risques à l'exportation (SERV).

L'organe de soutien à l'industrie suisse d'exportation estime les dommages financiers en lien avec le retrait de licence de la banque turque Asya à 7,3 millions de francs au maximum, a précisé lundi le gouvernement en réponse à une question de Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL). Sur ce montant, un million a déjà été versé.

D'après la SERV, les perspectives de recouvrement sont bonnes. L'assurance ne fait pas état d'autres dommages financiers. Par ailleurs, les mesures en Turquie n'ont pour l'instant directement touché aucune entreprise helvétique, a assuré le Conseil fédéral.

Préoccupante Turquie

En juillet, la police turque a retiré sa licence à la banque Asya, fondée par des partisans du prédicateur Fethullah Gülen, ennemi juré du président turc Recep Tayyip Erdogan. Au printemps, la police avait déjà interpellé et placé en garde à vue une centaine de personnes soupçonnées d'avoir des liens financiers avec M. Gülen, dont des dirigeants et des employés de la banque.

La Turquie semble être actuellement l'un des thèmes de politique extérieure qui préoccupent le plus le National. Le Conseil fédéral a répondu lundi à une douzaine de questions sur les relations avec ce pays et ses ressortissants en Suisse. A lui seul, le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter a répondu à la tribune à six demandes de députés différents.