Pour le Valaisan, il s'agit d'éviter que les droits populaires soient dévoyés et ne servent d'instrument de marketing pour des partis en manque de projets. En 1848, il fallait 7,6% du corps électoral pour déposer une initiative, 2,6% en 1977, 2,1% en 2000 et seulement 1,9% en 2011, a-t-il souligné.
Plutôt que de fixer le seuil à 50'000 signatures pour un référendum et 100'000 pour une initiative, Yannick Buttet jugeait plus utile de placer la barre à respectivement 2 et 4% du corps électoral.
Le Conseil fédéral n'était pas opposé à se pencher sur la question mais ne voulait pas agir dans l'urgence. La discussion devrait être menée dans un cadre plus large.
Jusqu'ici, on a procédé à des augmentations avec retenue, a rappelé Simonetta Sommaruga. Il ne faut agir que pour des motifs précis, comme l'élargissement du droit de vote aux femmes.