Les chrétiens de Syrie ou d'Irak sont victimes d'exactions à large échelle et ont beaucoup de mal à trouver refuge dans les pays voisins dont la religion d'Etat est l'islam, a plaidé le Bernois. Ils sont donc doublement pénalisés, selon lui.
En ces temps d'extrémisme islamiste, la Suisse devrait faire un geste, a-t-il poursuivi. Elle pourrait accueillir ces réfugiés via des contingents. L'UDC a reçu de nombreux soutiens au PDC et il s'en est fallu de peu qu'il l'emporte.
Des musulmans sont aussi victimes des islamistes et les Erythréens menacés dans leur pays sont quant à eux pour 90% des chrétiens, a répliqué avec succès Balthasar Glättli (Verts/ZH).
Ce qui compte, c'est la persécution d'une personne quelle que soit son appartenance raciale ou religieuse, a ajouté la ministre de la justice Simonetta Sommaruga, rappelant que la Suisse accueillait aussi des chrétiens d'Orient.
Pas question de pratiquer une discrimination positive ou négative à l'égard d'un quelconque groupe minoritaire. Et la conseillère fédérale de souligner que la religion n'est pas un des plus grands obstacles à l'intégration d'un réfugié.