(ats) Le Parlement ne devrait plus voter à la légère des réglementations qui obligent l'administration à engager davantage de personnel. Le National a accepté jeudi par 106 voix contre 83 un postulat PLR exigeant l'examen d'un mécanisme de frein au personnel sur le modèle du frein aux dépenses.

Il ne suffit pas d'appeler l'administration fédérale à se montrer plus responsable, mais prendre le problème à son origine, soit le législateur qui l'accable de tâches supplémentaires, a expliqué la motionnaire Petra Gössi (PLR/SZ). Dès qu'un texte ne peut être mis en oeuvre sans personnel supplémentaire, il devrait être approuvé à la majorité des membres de chaque conseil ou à une majorité qualifiée à définir, a réclamé la présidente du PLR.

Le Conseil fédéral a combattu en vain cette proposition. Les coûts de personnel ne représentent que 8% du budget, a fait remarquer le ministre des finances Ueli Maurer. Et les effectifs sont déjà plafonnés à 35'000 personnes. Freiner encore la progression de l'effectif serait disproportionné et poserait de gros problèmes pratiques.

Cela risque de pousser l'administration à externaliser les tâches, a-t-il averti. Il faut embaucher avec retenue, mais de nombreuses nouvelles tâches sont liées à des obligations internationales. Le personnel croît en outre moins vite que les nouveaux mandats. Une certaine marge de manoeuvre est indispensable, a ajouté le grand argentier Ueli Maurer. En vain.