Il ne suffit pas d'appeler l'administration fédérale à se montrer plus responsable, mais prendre le problème à son origine, soit le législateur qui l'accable de tâches supplémentaires, a expliqué la motionnaire Petra Gössi (PLR/SZ). Dès qu'un texte ne peut être mis en oeuvre sans personnel supplémentaire, il devrait être approuvé à la majorité des membres de chaque conseil ou à une majorité qualifiée à définir, a réclamé la présidente du PLR.
Le Conseil fédéral a combattu en vain cette proposition. Les coûts de personnel ne représentent que 8% du budget, a fait remarquer le ministre des finances Ueli Maurer. Et les effectifs sont déjà plafonnés à 35'000 personnes. Freiner encore la progression de l'effectif serait disproportionné et poserait de gros problèmes pratiques.
Cela risque de pousser l'administration à externaliser les tâches, a-t-il averti. Il faut embaucher avec retenue, mais de nombreuses nouvelles tâches sont liées à des obligations internationales. Le personnel croît en outre moins vite que les nouveaux mandats. Une certaine marge de manoeuvre est indispensable, a ajouté le grand argentier Ueli Maurer. En vain.