La libérale-radicale estime que la volonté du Parlement n'a pas été respectée. L'Autorité fédérale de surveillance en matière de révision (ASR) tend de plus en plus à soumettre le contrôle restreint aux dispositions plus strictes du contrôle ordinaire.
Il est important que les PME soient débarrassées des travaux administratifs inutiles. Des dispositions d'exécution strictes, notamment en ce qui concerne l'interprétation de l'indépendance ou de la notion de relation étroite, feraient reculer la pratique du contrôle restreint.
La minorité estimait que les propositions faites dans l'initiative n'étaient pas utiles à la place économique suisse. Seules les moyennes et grandes entreprises seraient concernées. Les petites entreprises n'en profiteraient pas, car elles ne sont déjà pas soumises à l'obligation de révision.
Or, c'est précisément dans les moyennes et grandes entreprises qu'une révision approfondie et indépendante est importante afin de garantir la protection des créanciers.
La mise en œuvre de l'initiative provoquerait en outre des conflits d'intérêt. Par exemple, la possibilité d'être à la fois organe de révision et actionnaire pourrait menacer l'indépendance de l'organe de révision et la garantie de la protection des créanciers.
Pour ce qui est de la différence entre contrôle ordinaire et restreint, la minorité estimait que les décisions du Tribunal administratif fédéral et du Tribunal fédéral suffisaient à garantir la sécurité juridique. Enfin, elle voulait attendre le rapport sur la question commandé par le Conseil fédéral.