(ats) Pas question de forcer la publication des dons d'un certain montant versés aux partis ou lors de campagnes politiques. Le National a réitéré son opposition et rejeté jeudi deux motions du groupe des Verts.

Le manque de transparence sur le financement des partis vaut à la Suisse d'être régulièrement pointée du doigt par le Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO), a rappelé Balthasar Glättli (Verts/ZH). "La lutte contre la corruption ne devrait pas être un luxe en Suisse", estime-t-il.

Il n'a cependant pas été suivi. Son texte demandant que les dons en faveur d'une campagne - qui dépassent un certain montant - soient rendus publics a été rejeté par 122 voix contre 67. Sa deuxième motion, visant la transparence dans le financement des partis, a été refusée par 121 voix contre 67. Dans les deux cas, le PDC, le PLR et l'UDC l'ont emporté.

Scrutin en vue

Le peuple pourrait malgré tout se prononcer sur cette question. Une initiative populaire prévoit en effet d'obliger les partis politiques à publier tous les dons supérieurs à 10'000 francs par personne et par année. Les cadeaux de personnes privées, de comités, d'entreprises, d'associations ou de syndicats devraient aussi être déclarés. Tout don anonyme serait interdit.

Les partis ou candidats qui dépensent plus de 100'000 francs pour la campagne précédant une votation populaire ou des élections fédérales seraient également tenus de rendre leur budget public avant le scrutin. L'alliance de gauche a jusqu'au 26 octobre pour récolter 100'000 signatures.

Pour l'heure, seuls le Tessin, Genève et Neuchâtel ont mis en place leurs propres lois.