Pour le socialiste, la planification des sessions et des séances des conseils pose un véritable défi d'organisation pour de nombreux élus qui confient leurs enfants à la crèche. De nombreux députés manquent le début des débats ainsi que les votes le soir pour pouvoir les déposer et récupérer. Cette situation peut même contraindre certains parents d'enfants en bas âge à ne pas se porter candidat aux élections.
Le Parlement n'a jusqu'à présent pris aucune mesure pour tenir compte de cette problématique. La difficulté de concilier vie de famille et mandat parlementaire est l'une des raisons pour laquelle encore trop peu de femmes sont élues sous la Coupole. Cette inégalité des chances discrédite le système de milice, estime Cédric Wermuth. Le texte était soutenu par la gauche et quelques PDC.
"Il faut s'adapter à la réalité sociale actuelle", a argumenté M. Wermuth ajoutant être ouvert à toute solution. Bien que le thème ait déjà fait maintes fois l'objet d'interventions et d'initiatives, il est nécessaire de discuter de manière globale ce sujet.
Profitable pour peu d'élus
La demande formulée par le socialiste est compréhensible, a déclaré Adrian Amstutz (UDC/BE), au nom du bureau du Parlement. Mais il ne semble pas judicieux de réexaminer encore une fois la question du rythme et de la durée des sessions. En effet, plusieurs initiatives et interventions parlementaires en ce sens ont été déposées à ce jour, toutes ont été refusées.
Les situations familiales et professionnelles varient beaucoup d'un député à l'autre. Selon où ils habitent, chacun a des préférences différentes concernant la durée et la fréquence des sessions.
Une modification sensible de la planification des sessions et, partant, des séances des commissions augmenterait la paperasserie et les coûts. Un tel changement n'en vaudrait pas la peine, car seul un nombre restreint de députés en profiterait et la qualité du travail parlementaire n'en serait pas améliorée.