(ats) Le système de saisie des données biométriques utilisées pour les documents d'identité doit être renouvelé en 2020. L'aval du Parlement à un crédit de 33 millions de francs bute encore sur un désaccord concernant la priorité aux entreprises suisses.

En service depuis 2010, l'actuelle plateforme doit être remplacée car ses principales composantes ont une durée de vie maximale de dix ans. Le renouvellement se fera en deux étapes. Après la mise sur pied d'une plateforme, il faudra acquérir des systèmes de saisie et les introduire au sein des départements des affaires étrangères, de justice et police ainsi que des finances.

Par 98 voix contre 66, le Conseil national a tenu lundi à préciser que "dans la mesure du possible", les offres devaient être adressées en priorité à des entreprises suisses et que celles-ci devaient être favorisées dans les critères d'adjudication de marchés.

Les partisans de cette disposition (UDC, PDC, Verts) mettent en avant le caractère hautement sensible des données personnelles. Le Conseil des Etats ne veut pas de cette restriction car elle n'est pas compatible avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce. Quant aux risques liés à l'espionnage, ils ne sont pas avérés, selon la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.