L'initiative parlementaire de l'ancien conseiller national UDC vaudois, déposée en 2013, demandait que la délimitation des espaces réservés aux eaux relève de la compétence des cantons et non de la Confédération. Les autorités cantonales sont mieux à même de tenir compte des conditions locales et régionales.
Dans son canton de Vaud, la mise en oeuvre de certaines dispositions pourrait conduire à l'expropriation de parcelles de vignes dans le Lavaux qui se situent dans l'espace riverain de 15 mètres depuis la berge, faisait valoir l'actuel ministre de la défense. Le National a soutenu son texte en décembre 2016, espérant maintenir la pression au cas où la situation ne bougeait pas dans le sens qu'il entendait.
Le Parlement s'est saisi du dossier à de nombreuses reprises ces derrières années. Une nouvelle ordonnance sur la question est entrée en vigueur au printemps.
Elle prévoit notamment une garantie des droits acquis pour certaines cultures pérennes situées dans l'espace réservé aux eaux, ainsi qu'un assouplissement de la réglementation concernant les installations dont l'implantation est imposée par leur destination (chemins agricoles et forestiers ou installations destinées au prélèvement ou au déversement d'eau).
Des efforts considérables ont été fournis, en collaboration avec les cantons, et une solution pragmatique a pu être trouvée, solution portée également par la Conférence suisse des directeurs cantonaux des travaux publics, de l'aménagement du territoire et de l'environnement, a fait valoir Werner Luginbühl (PBD/BE) au nom de la commission.