"Ce que j'aimerais obtenir par ma motion? Rien d'autre que la normalisation des relations avec la Russie", a expliqué Yvette Estermann. Elle critique les sanctions internationales décidées suite à l'annexion de la Crimée, qu'elle considère plutôt comme une sécession.
"En tant qu'Etat neutre, nous avons une occasion unique de donner un signal en disant: ce fut une erreur de décréter ces sanctions, revenons à la collaboration, parlons-nous, développons-nous", a lancé en vain Mme Estermann.
Son texte a été soutenu par moins d'un tiers des députés UDC. Les conseillers nationaux l'ont balayé par 152 voix contre 20 et 4 abstentions.
Pour Didier Burkhalter, les relations avec la Russie reposent sur de bonnes bases et sont solides. Les consultations sont régulières et la coopération est bonne dans de nombreux domaines. "Le dialogue entre la Suisse et la Russie est actif, franc et approfondi", a résumé le chef du Département fédéral des affaires étrangères.
Rappelant que le Conseil fédéral considère l'annexion de la Crimée comme contraire au droit international, M. Burkhalter a souligné cependant que ce fait n'a pas empêché le dialogue de se poursuivre. "Nous avons une bonne relation avec l'Ukraine et avec la Russie, ce qui n'est pas donné à tout le monde". Et la Suisse n'applique pas de sanctions contre Moscou, a-t-il rappelé.