Le Parlement avait refusé cette conversion en décembre, lors des débats sur le budget 2017, faute d'explications de la part du gouvernement. Le Conseil fédéral s'y est résolu dans un rapport.
La conversion permettra de développer le SIFEM, qui soutient depuis 2011 des PME et des entreprises à forte croissance dans les pays en développement et émergents avec des prêts remboursables ou des participations. Elle évitera des conséquences négatives dans la comptabilité et rendra le SIFEM plus attrayant pour des investisseurs privés.
L'opération ne présente pas de réels inconvénients, estime le gouvernement. Le pilotage, le contrôle et la surveillance du SIFEM ne seront pas péjorés. Le recouvrement du prêt de 374,4 millions et, parallèlement, l'augmentation du capital-actions pour la même somme, sera neutre du point vue du budget fédéral.
Plus de transparence
En termes financiers, la conversion est compréhensible, selon le PS. Mais le parti craint qu'à terme, cela n'ouvre la porte à une entrée d'investisseurs privés dans l'actionnariat, pour l'instant en mains de la Confédération. Et de demander une plus grande transparence au Conseil fédéral. Un "business plan" devrait être présenté.
L'udc a aussi lancé quelques critiques. Les buts du SIFEM ont-ils été vraiment atteints, notamment la création d'emplois durables, s'interroge la formation. Et on ne voit pas en quoi la conversion en capital-actions rendrait le SIFEM plus attractif pour des investisseurs privés, selon le Schwyzois Pirmin Schwander. Le rapport du gouvernement ne répond pas à ces questions importantes.